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Charte d’utilisation

mardi 1er février 2011

La présente banque de témoignages en ligne est accessible au public. Elle vise à transmettre la mémoire du génocide des Tutsi et le massacre des opposants politiques Hutu commis au Rwanda en 1994.

Cette banque est à la fois un outil pour comprendre le passé et pour éviter toute tentative d’instrumentalisation et de manipulation des témoignages relatifs à ces événements.

Cet outil est indispensable non seulement pour l’élève et pour l’étudiant, mais aussi pour le chercheur et pour quiconque se montre désireux de comprendre l’histoire du génocide des Tutsi et le massacre des opposants politiques Hutu commis au Rwanda en 1994.

Les témoignages mis en ligne ont été collectés au Rwanda entre avril 1994 et mars 2003. Ils ont été recueillis le plus scrupuleusement possible dans le souci permanent de fournir une information fiable et diversifiée sur les multiples facettes du génocide des Tutsi et le massacre des opposants politiques Hutu, en se défiant de toute approche partisane.

Le nombre élevé de témoins entendus mais également la convergence des récits renforcent la crédibilité de ceux-ci. Il s’agit certes d’un matériel brut puisque les témoignages sont restitués tels quels, sans commentaire ni reformulation.

Si chaque témoignage est unique, il faut reconnaître que la lecture de ces témoignages peut donner une impression répétitive, de déjà entendue à travers des témoignages précédents, mais le caractère répétitif ne fait, en réalité, que traduire ce qu’est un génocide : des tueries à répétition, un nombre incalculable de victimes et d’auteurs, des massacres suivant un même modus operandi.

Le nombre de témoignages convergents indique précisément que la façon de "travailler" des tueurs fut identique ou similaire en de nombreux endroits. Néanmoins, afin de mettre en évidence la spécificité de chacun des témoignages et de combattre cette fausse impression de récits identiques ou similaires, nous avons donné à chaque témoignage un intitulé.

La lecture en ligne de ces témoignages se révèle un exercice de longue haleine pour le lecteur et ce, d’autant plus que les réalités qui y sont décrites sont particulièrement lourdes à porter pour les témoins mais aussi pour les lecteurs. Nous avons tenté de résoudre ce problème en accordant au lecteur la possibilité de filtrer sa recherche par thème et par lieu et d’imprimer les témoignages sélectionnés.

Tous les détails qui permettraient d’identifier précisément les personnes qui nous ont confié leurs témoignages ont été volontairement omis, afin de protéger leur intégrité morale et physique.

L’identité de certaines personnes mentionnées par les personnes interviewées a été révélée, soit parce qu’elles ont manifesté un courage exceptionnel durant le génocide et que nous voulons leur rendre hommage, soit parce qu’elles ont fait l’objet d’une enquête criminelle fiable.

Les utilisateurs peuvent émettre un commentaire sur les témoignages mis à leur disposition. Toutefois, le CPCH se réserve le droit de censurer tout commentaire malveillant.

Sont notamment interdits des commentaires à caractère injurieux, haineux, et/ou discriminatoires ; les propos qui portent atteinte à la vie privée d’autrui et/ou qui véhiculent des propos diffamatoires, négationnistes et révisionnistes (la liste n’est pas exhaustive).

L’utilisation de ces témoignages à des fins commerciales et publicitaires est interdite.

Enfin, il reste important de souligner qu’au-delà des récits, il y a des visages, des larmes, des silences, des souffrances… que les mots ne pourront jamais restituer. Ces témoignages ne peuvent prétendre à une quelconque exhaustivité ni produire la version absolue du génocide des Tutsi et le massacre des opposants politiques Hutu commis au Rwanda en 1994.

De surcroît, il est possible que certaines informations pertinentes nous aient involontairement échappé lors de la collecte de ces témoignages. Ainsi donc, les informations révélées dans ces témoignages, aussi scrupuleuses soient-elles, ne constituent qu’une vérité partielle d’une situation extrêmement complexe.

Pacifique Kabalisa,
Président du CPCH.